Informations principales de la semaine (n°23)

Image illustrant Informations principales de la semaine (n°23) 23/09/2018

L'équipe du Cabinet paramédical des Gayeulles a sélectionné pour vous, comme chaque semaine, différentes informations, concernant la santé et le bien-être, issues des réseaux sociaux. 

Cette semaine nous vous présentons 5 informations : 

  • Le 19 septembre, il s'agissait de la quatrième journée nationale de la qualité de l'air. La page Twitter "Santé Publique France" nous informe sur les effets de la pollution atmosphérique sur la santé. En France, la pollution de l’air est la troisième cause de mortalité après le tabac et l’alcool, avec 48000 décès prématurés par an d’après l’Agence nationale de santé publique. Elle a aussi un coût économique : jusqu’à 100 milliards d’euros par an, d’après la commission d’enquête du Sénat. Malgré une amélioration de la situation au cours des dernières décennies, les concentrations de particules et d’oxydes d’azote dépassent les normes européennes dans plusieurs agglomérations. Réduire les émissions de polluants atmosphériques passe par des gestes et habitudes souvent simples à mettre en œuvre. L’amélioration de la qualité de l’air est l’affaire de chacun. La qualité de l’air a des répercussions principalement sur notre santé et sur l’environnement. Ces effets peuvent être immédiats ou à long terme (affections respiratoires, maladies cardiovasculaires, cancers...). Le secteur des transports est responsable à lui seul de la majeure partie des émissions d’oxyde d’azote (NOx). Le secteur domestique est la première source d’émissions de composés organiques volatils non méthaniques (COVnM) et de particules PM10 et PM2,5. Le secteur agricole est la principale source d’émissions d’ammoniac (NH3), en partie responsables des épisodes de pollution aux particules qui surviennent au printemps. (1)
  • Cette semaine était la semaine nationale de prévention de la mortalité inattendue du nourrisson. Le journal Ouest-France précise que le terme le plus approprié est la mort inattendue. Cela concerne environ 400 bébés en France chaque année. Il s'agit de la première cause de mortalité des nourrissons. 90 % des décès surviennent à l'âge de six mois mais des bébés de 2 à 4 mois peuvent aussi en être victime. Des études sont toujours en cours pour comprendre ce qui cause ces morts inattendues, qui touchent plus les garçons que les filles. À l'origine, on pensait que c'était surtout dû à des causes digestives. Mais aujourd'hui, on s'oriente plutôt sur des dysfonctionnements cérébraux. Coucher les bébés sur le dos a fait chuter la mortalité de près de 80 % : de 1 700 décès par an à près de 400. Il s'agit d'éviter, également, les matelas trop mous et les couettes, ainsi que le tabagisme passif et la consommation de tabac pendant la grossesse. Bien aérer la chambre, faire en sorte qu'il n'y fasse pas trop chaud et ne pas isoler le bébé dans une chambre fermée, sont autant d'éléments qui peuvent aider à contrer cette mortalité du nourrisson. (2) 
  • Le 21 septembre était la Journée Mondiale Alzheimer. Le Ministère des Solidarités et de la Santé nous informe sur la maladie d’Alzheimer qui évolue sur plusieurs années, ce qui signifie qu’au début de la maladie, la personne qui en est atteinte reste pleinement actrice de sa vie. Pour y parvenir, elle va naturellement et progressivement développer des facultés d’adaptation (mobilisation de certaines zones du cerveau, utilisation de pense-bêtes…). Le diagnostic précoce permet de d’anticiper les conséquences de la perte progressive des fonctions cognitives et ainsi de maintenir sa qualité de vie plus longtemps. Il permet aussi de faire le diagnostic d’autres maladies apparentées. Avec l’aggravation de leurs symptômes, les personnes atteintes deviennent dépendantes. L’enjeu de santé publique concerne donc aussi l’entourage et les aidants, qui jouent un rôle très important dans la prise en charge. Les facteurs environnementaux sont évitables en adoptant une bonne hygiène de vie : alimentation équilibrée, activité physique, réduction du tabagisme. Les connaissances actuelles orientent vers une prévention de la maladie d’Alzheimer par le contrôle des troubles cardiovasculaires et leurs facteurs de risque (hypertension, diabète, tabagisme) : ce qui est bon pour votre cœur est bon pour votre cerveau ! (3)
  • Le Journal Le Monde évoque la grave crise que la psychiatrie traverse aujourd'hui, comme en témoignent les mouvements sociaux en cours dans plusieurs hôpitaux. Au-delà du manque de moyens, c’est la culture même de l’enfermement qui doit être remise en question. Il faut sans plus attendre interroger la conception du soin qui a conduit la psychiatrie dans cette impasse. Le nombre de lits en psychiatrie a baissé de plus de la moitié en cinquante ans mais les hospitalisations sans consentement ne cessent d’augmenter. Les personnes hospitalisées, y compris en soins libres, sont de plus en plus souvent placées dans des unités fermées. L’exiguïté et la vétusté des locaux, ainsi que la surcharge de travail du personnel, aggravent la situation en privant les patients d’un environnement digne et des activités indispensables pour préparer leur retour dans la communauté. Les centres médico-psychologiques, services de proximité indispensables, sont trop peu nombreux et surchargés, de sorte que, les crises n’étant pas anticipées, les hospitalisations sous contrainte deviennent inévitables. (4)
  • Le 23 septembre était la journée internationale des Langues des Signes. En France, on dénombre environ 300 000 sourds et un tiers d’entre eux pratiquent couramment la Langue des Signes. Le journal Ouest-France nous parle de la langue des signes françaises (LSF) qui suscite un engouement croissant auprès du public entendant : les cours et initiations se multiplient, y compris en milieu scolaire auprès d'enfants ou adolescents. Pourtant, de nombreux enfants sourds peinent à y avoir accès et à être éduqués dans cette langue. Sur les 17 000 à 21 000 enfants sourds scolarisés en France, seuls 4 à 5 % le sont en langue des signes, selon la Fédération. La grande majorité des enfants sourds, sont d'abord « oralisés », c'est-à-dire qu'ils apprennent à parler et à lire sur les lèvres, avec plus ou moins de difficultés. La plupart acquièrent la langue des signes plus tard, à l'adolescence. (5)

 

(1) Twitter Santé Publique France

(2) Ouest-France : Mortalité inattendue du nourrisson

(3) Ministère des Solidarités et de la Santé : Maladie d'Alzheimer

(4) Le Monde : Crise de la psychiatrie

(5) Ouest-France : Langue des Signes